Voix et vidéo sur IP

phone-36271_150L’objectif du cours D0CF2 « Voix et vidéo sur IP » est d’introduire les concepts clé, à la fois techniques et fonctionnels, des éléments suivants:
– Voix sur Internet
– Vidéo sur IP
– Téléphonie mobile
Les relations qui lient ces éléments au e-learning et au mobile-learning (m-learning) ont été mis en évidence.

Grâce à ce cours, j’ai pu :
– comprendre les fondamentaux des réseaux
– comprendre la voix sur Internet et ses applications
– comprendre la vidéo sur Internet et ses applications
– comprendre les bases de la mobilité
– découvrir la convergence avec le mLearning
– avoir une vue synthétique des problématiques et leurs perspectives

L’évaluation de ce cours a porté sur la rédaction d’un dossier démontrant notre vision du e-learning en 2030, le e-learning 4.0. En lien avec de multiples modules du Master Aigeme comme les cours Outils, Visioconférences ou Web 2.0 et usages dynamiques, cette production m’a permis de mener une réflexion quant à la manière avec laquelle nous apprendrons en 2030, aux technologies et applications qui nous le permettrons, mais aussi au contexte, aux contraintes et aux bénéfices de ce nouvel apprentissage.

Web et didactique des langues

atlas-62742_150 Au sein du module D9CH2 « approches et usages pédagogiques disciplinaires de la Foad », Christian Ollivier enseigne la partie « Web et didactique des langues » .
Anxieuse à l’idée de débuter ce cours qui me paraissait, à l’époque, très loin de ma formation initiale, j’ai pourtant été enthousiasmée par son contenu.

Les activités variées du cours m’ont permis de prendre conscience de l’évolution de la la didactique des langues vers une perspective actionnelle dont l’élément central est la tâche. Cette évolution a été induite par le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR).
Proposer un tâche avec une approche interactionnelle, revient à demander aux apprenants de réaliser une tâche de la vie réelle. Ceci permet alors à l’apprenant de développer des compétences actionnelles et de communication au sein du contexte social dans lequel il se trouve. Il devient alors un acteur social car peut interagir avec le monde qui l’entoure et non seulement dans le cadre fermé d’une classe. Il évolue alors et s’adapte. L’enseignant devient quant à lui un facilitateur de la réalisation de cette  tâche.

Durant ce module, j’ai pu acquérir des connaissances sur :

  • les bases de la didactique de langues actuelles sur la base du Cadre européen commun de références
  • les niveaux de compétences définis par le CECR et le portfolio européen des langues (PEL)
  • l’approche interactionnelle des langues et sa mise en œuvre sur le web 2.0

Dans ce cadre, j’ai pu :

  • utiliser un PEL en ligne
  • reconnaitre et concevoir des tâches de nature interactionnelle
  • concevoir des tâches à réaliser sur le web 2.0
  • utiliser des ressources non didactisées pour la réception et la production écrites.

Depuis le début du cours, nous devions réaliser chaque semaine des activités après avoir consulté les documents proposés par l’enseignant. Nous devions échanger sur nos activités et travaux via le forum du cours que Monsieur Ollivier a suivi très régulièrement.
Tout comme le cours D9CW2 « Web 2.0 et usages dynamiques » ou le cours D9CH1 « Aspects organisationnels et conduite de projet Foad », ce module m’a permis de travailler très régulièrement et de constater ainsi au fur et à mesure de son avancement, l’évolution de mes connaissances dans un domaine que je ne connaissais jusqu’alors que très peu.
La méthodologie de travail utilisée a été très efficace pour moi puisqu’elle m’a permis d’apprendre quasiment sans m’en apercevoir. Par ailleurs, j’ai pu rapidement prendre conscience du fait que de nombreux principes enseignés dans ce cours étaient applicables à d’autres disciplines que le FLE (français langue étrangère), et faisaient ainsi écho à ma pratique d’enseignement ou de conception de modules de Foad.

Après m’être beaucoup documenté sur ce sujet nouveau pour moi, j’ai participé à la rédaction de wikis avec les autres étudiants sur la perspective actionnelle dans l’enseignement des langues et l’approche interactionnelle.
J’ai aussi eu l’opportunité de découvrir et de participer au site BabelWeb mettant en œuvre l’approche interactionnelle, mais aussi de construire mon PEL en ligne grâce à LOLIPOP.
Une fois le principe compris et acquis, j’ai alors pu proposer des tâches interactionnelles sur le Web 2.0 ainsi que des ressources en ligne et des stratégies de contournement pour aider l’apprenant dans sa réalisation.

Il nous a été demandé, lors de la tâche finale du module, de proposer une tâche dans une approche interactionnelle à des apprenants de langue de niveau B1/B2, réalisée sur un site du Web 2.0, crée par nous-mêmes ou existant.
Nous devions définir cette tâche demandant une production orale ou écrite et proposer des aides stratégiques et des ressources en ligne pouvant aider les apprenants. Nous devions aussi leur proposer des exercices en ligne en relation directe avec la tâche.

Cet exercice m’a permis de faire le point sur l’ensemble du cours et de créer spécifiquement le blog Do You Speak French? pour la réalisation de cette tâche. J’ai ainsi pu lier cet exercice au module « Web 2.0 et usages dynamiques » notamment, mais aussi au module de Madame Poumay  « Construction des connaissances et e-formation« .

Do You Speak French?

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Pour la tâche finale de la partie « Web et didactique des langues » du module D9CH2 « Approches et usages pédagogiques disciplinaires de la Foad », Christian Ollivier nous a demandé de proposer une tâche dans une approche interactionnelle à des apprenants de langue de niveau B1/B2, réalisée sur un site du Web 2.0.
Après l’avoir définie, il nous fallait  proposer des aides stratégiques, des ressources et des exercices en ligne accompagnant les apprenants dans sa réalisation.

L’objectif général de la tâche interactionnelle que j’ai construite pour des apprenants de niveau B2 était de produire et de partager un article sur un blog présentant leur projet professionnel et leur CV.

Les objectifs intermédiaires étaient de :
– créer un CV sur le site Web Do You Buzz
– rédiger un article de quelques lignes sur le projet professionnel de l’apprenant, le domaine ou le métier visé, sur le blog du cours Do You Speak French?
– de commenter l’article d’un autre apprenant
– d’utiliser le site de miccroblogging Twitter pour partager plus largement le CV et l’article

Inscrite dans une approche interactionnelle, la tâche proposée demande une réelle implication de l’apprenant. Grâce aux outils du Web 2.0, il va agir en tant qu’acteur social en partageant ses productions sur un blog, mais aussi sur un site professionnel et via Twitter. L’objectif  est de créer des interactions non seulement entre apprenants sur le blog, mais aussi de générer des échanges beaucoup plus larges grâce au site Do You Buzz et à l’outil Twitter.

L’ensemble de la tâche est décrite dans le document ci-dessous, et intégralement en ligne sur le blog Do You Speak French?

Web 2.0 et usages dynamiques : enjeux pédagogiques

app-68002_150Le module D9CW2 « Web 2.0 et usages dynamiques » touche à sa fin, à mon grand regret.
J’ai énormément appris grâce à ce module et cela a été passionnant pour moi.

Je tiens à remercier les deux enseignantes, Deborah ARNOLD et Faouzia MESSAOUDI, pour ce module dynamique et très collaboratif, ainsi que les autres étudiants pour les échanges notamment sur les forums, qui m’ont beaucoup apporté.
Cela a été pour moi un réel plaisir de participer à ce cours car il m’a notamment permis de mener une réflexion quant à ma pratique pédagogique, mais aussi en ingénierie de formation et j’ai souvent pu le lier notamment à celui de Madame Poumay, construction des connaissances et e-formation, et celui de Monsieur Ollivier, approches et usages pédagogiques disciplinaires de la Foad.
Par ailleurs la méthodologie de travail  a été pour moi très efficace car j’ai passé des heures à travailler sans m’en apercevoir! J’ai exploré le Web et fait des découvertes passionnantes grâce au cours, aux étudiants et à mes propres recherches.
Professeur d’informatique, j’ai naturellement une affinité avec l’objet du cours au delà de mon intérêt pour les outils du web 2.0 et leur application pédagogique en tant que chargée de projets e-formation. Entraînée dans le quotidien, je ne prenais pas suffisamment le temps de la recherche sur le Web. Ce cours m’a permis de prendre ce temps sereinement et de découvrir ou d’apprendre à connaître davantage des outils efficaces et motivants.

Twitter a notamment été une révélation tant en termes d’information que de communication, mais aussi comme outil pédagogique que je vais utiliser en classe et en formation à distance dés que possible.
J’ai aussi utilisé notamment Wikipedia, Animoto et ZohoShow en classe et les élèves travaillent d’eux-mêmes avec ces outils hors classe et m’envoient leurs productions spontanément.

Au fur et à mesure de l’avancement du cours, de plus en plus d’idées ont germé quant à l’utilisation de ces outils, que ce soit en présentiel ou à distance, seule ou en collaboration avec des collègues. Cela m’a permis de concrétiser des projets que j’avais initiés par le passé, mais que je ne mettais que très peu en œuvre par manque de temps.

Au delà de la découverte et la mise en pratique d’outils du Web 2.0 dans l’apprentissage, j’ai pu faire le point sur les enjeux liés à cette utilisation.

A l’ère du Web 2.0, on sait que presque la moitié des adolescents passent plus de 2 heures par jour sur Internet (Le Monde de l’Education, 2008). Ces jeunes apprenants ont par ailleurs besoin d’activités diversifiées et d’accéder à l’information de façon immédiate (Médiamétrie, 05/11).

Utiliser Internet et notamment les outils du Web 2.0 pour l’apprentissage peut donc être, sous certaines conditions et dans un cadre clairement défini,  une des réponses aux changements sociétaux induits par l’explosion de ces services en ligne et donc aux changements des pratiques d’apprentissage qui en découlent.

Le Web 2.0 est un Web social qui permet aux enseignants d’initier de nouvelles pratiques d’enseignement. L’évolution des TIC et du Web touche non seulement l’apprentissage traditionnel en présentiel, mais permet aussi le développement du e-learning avec ses outils synchrones et asynchrones.

Utiliser les applications du Web 2.0 en formation, c’est s’inscrire dans une approche interactionnelle, constructiviste et socio-constructiviste de l’apprentissage : l’apprenant apprend en faisant et partage son savoir avec ses pairs. Elles permettent aux apprenants comme aux formateurs de collaborer, d’échanger.

Ces outils dynamiques présentent l’avantage de capter l’attention des plus jeunes. Ils permettent aussi d’élargir le cadre d’apprentissage puisque l’on peut travailler en classe de façon synchrone mais aussi à l’extérieur en asynchrone. De plus, la plupart des outils du Web 2.0 est gratuite et donc accessible à tous si l’on dispose de l’accès à un poste informatique et à Internet.

Tous ces outils n’ont toutefois pas le même intérêt pédagogique, comme on a pu le voir dans les séquences du cours Web 2.0, et des précautions sont à prendre quant à la sécurité des données et à la  fiabilité des informations que l’on trouve sur le Web. Leur utilisation permet donc à l’enseignant de contribuer à développer chez les apprenants une réflexion quant à l’utilisation de ces outils et aux conditions de celles-ci en terme de responsabilité et d‘éthique. La notion d‘identité numérique est essentielle.
Néanmoins, il ne faut pas oublier que l’identité numérique du formateur est aussi en jeu et qu’elle ne doit pas non plus être négligée. En effet, utiliser le Web 2.0 en tant que professionnel de l’éducation permet de valoriser régulièrement son travail, ses activités, et de les partager avec ses collègues. L’ère de la classe fermée au monde extérieur est abolie, on travaille maintenant avec le monde entier.
La visibilité de l’activité de l’étudiant et du formateur est donc source de motivation pour ces deux acteurs et la valorisation de leur travail respectif est un facteur de réussite.

Comme on l’a vu dans les séances du cours, le Web 2.0 permet aussi aux enseignants d’apprendre à chercher, d’apprendre à apprendre, mais aussi de contribuer à développer chez les apprenants des compétences technologiques et informationnelles qui ne sont pas spécifiées comme telles dans les programmes ou les référentiels, mais très largement utiles dans le monde professionnel et dans la vie personnelle : travailler en collaboration, communiquer, échanger, collaborer, rédiger. Par ailleurs, la notion de formation tout au long de la vie, pierre angulaire de la formation à distance, est un enjeu majeur de l’utilisation du Web 2.0 comme outil d’apprentissage.

L’acquisition de nouvelles compétences semblent alors nécessaires par les enseignants et les apprenants, notamment sur la gestion de l’identité numérique, l’utilisation des réseaux sociaux et le droit d’auteur. Pour les enseignants, la pédagogique doit donc être adaptée à l’ère du Web 2.0 et contribuer à développer l’apprentissage individuel mais aussi collaboratif et en réseau.

Toutefois, l’utilisation pédagogique des outils du Web 2.0 présente des limites.
Elle sous-entend en effet d’une part que les établissements dispensant une formation soient équipés en matériel adéquat et dispose d’un accès à Internet suffisant en termes de débit, mais d’autre part que les apprenants aient aussi accès individuellement aux mêmes types d’équipement. Se pose alors la problématique de la fracture numérique.

De plus, en termes d’encadrement et d‘évaluation, ces nouvelles applications génèrent des changements dans les pratiques pédagogiques qu’il est encore difficile de mesurer. Est-ce que l’utilisation de ce type d’outils de demande pas plus de travail pour l’enseignant ? En effet, la veille sur le Web est chronophage et l’infobésité n’aide pas à gérer son temps. De plus, les anciennes frontières en classe/hors classe sont progressivement rayées. Lorsque l’on utilise les outils des Web 2.0, on donne des feedback hors classe et on prolonge ainsi le temps de face à face.

Par ailleurs, peut-on encadrer efficacement l’ensemble des utilisations des apprenants ? Permettre aux apprenants de publier par exemple sur le Web implique une confiance réciproque puisqu’il semble difficile de contrôler l’ensemble des publications. Cela nécessite comme déjà dit précédemment de former les apprenants en termes d’éthique et de responsabilité.

Enfin, un changement des critères d’évaluation n’est-il pas nécessaire? L’évolution des méthodes pédagogiques et l’élargissement des objectifs à l’acquisition de compétences complémentaires nécessitent, si l’on souhaite appliquer une pédagogie de qualité, de revoir ses méthodes d’évaluation et ses critères.

Pour résumer, on peut donc dire que les principaux enjeux de l’utilisation pédagogique du Web 2.0 sont :
– la lutte contre la fracture numérique
– le développement de nouvelles pratiques d’enseignement adaptées aussi à de nouvelles pratiques d’apprentissage
– la formation des enseignants pour une prise en main rapide et adaptée
– l’acquisition d’un équipement informatique et Internet haut débit dans les lieux de formation et pour les apprenants
– l’apprentissage de l’utilisation du Web à bon escient (gestion de l’identité numérique, recherche, droit d’auteur, regard critique, travail collaboratif et apprentissage informel, sécurisation des postes)

Pour conclure, voici l’intervention passionnante de François Taddei aux Assises du Numérique 2012 qui aborde notamment les enjeux de l’introduction du numérique à l’école : quels sont les apports du numérique et sa réelle valeur ajoutée ? Comment co-construire des éco-systèmes d’apprentissage innovants et coopératifs avec tous les acteurs, parties prenantes du système éducatif ?